Face à une décision administrative du ministère de la Justice, Jean-Baptiste Kempf, figure de proue de l’open source français, dénonce une gestion défaillante de l’État et une méconnaissance profonde des enjeux technologiques par la Chancellerie.

[…] L’argumentaire de la Direction des Services Judiciaires (DSJ) soulève de fait une question de fond : la reconnaissance de l’expertise technique dans les sphères régaliennes. Selon les échanges rapportés, le ministère aurait considéré que le droit du numérique n’était pas « utile au magistrat de l’ordre judiciaire ». Une vision anachronique, alors que les enjeux liés à l’intelligence artificielle, à la cybercriminalité et à la gestion de la donnée (Open Data) deviennent centraux pour l’institution judiciaire. L’invalidation de l’expérience acquise au sein de VideoLAN — projet ayant un impact mondial massif — peut être en effet perçu comme un signal de défiance envers l’écosystème open source.[..] (ZDNET, 26/02/2026)